8 mai
Saint Désiré (VIe siècle)
Chancelier des fils de Clovis, Désiré devint ensuite
évêque de Bourges et fit beaucoup pour limiter les guerres entre Mérovingiens. Il mourut dans sa ville en 550.
Saints Wiron, Plechelm et Otger (VIIIe siècle)
Ils furent tous les trois nommés évêques itinérants par le pape Sergius III
pour évangéliser les Pays Bas
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1360
A Brétigny sont signés, près de Chartres, les préliminaires d'un traité de paix entre les rois de France et
d'Angleterre
Effondrement de la monarchie française
La dramatique bataille de Poitiers a conduit à la défaite
et à la capture du roi de France, Jean II le Bon.
Par des accords signés dans sa prison de Londres, celui-ci a promis à son
geôlier, Édouard III, une rançon de 4 millions d'écus d'or en échange de sa libération ainsi que toutes les possessions des Plantagenêt, soit près de la moitié des domaines capétiens
!
Cependant, le fils et héritier du roi captif, le dauphin Charles, ne l'entend pas de
cette oreille. Fort de sa victoire sur les bourgeois parisiens guidés par Étienne Marcel, il convoque les états généraux afin que ceux-ci dénoncent les accords de Londres.
Trop sûr de lui, Édouard III d'Angleterre débarque illico à Calais avec une énorme escorte et 6000 chariots. Il se propose d'entrer à Reims pour s'y faire sacrer roi de France. Mais il est repoussé tant par les
Parisiens que par les Rémois.
Contraintes à de longs sièges, les troupes anglaises s'usent et épuisent leur
ravitaillement. Là-dessus, le roi apprend que des Normands ont réussi un sanglant coup de main sur les ports anglais des environs de Rye, notamment Winchelsea.
Se voyant en mauvaise position et craignant que sa chevauchée ne s'achève sur
un désastre, il consent à revenir sur les accords de Londres et décide de rentrer au plus tôt. Après un pèlerinage à Chartres, il embarque à Harfleur sans prendre la peine de raccompagner son
escorte jusqu'à Calais.
Les plénipotentiaires ennemis se retrouvent dans le village de Brétigny, un
hameau qui est aujourd'hui situé sur la commune de Sours, près de Chartres (une stèle a été dressée par la société archéologique d'Eure-et-Loir à proximité des lieux présumés de la
négociation).
Les tractations se déroulent pendant sept jours en présence du duc de
Lancastre, Henry Grosmont, et de l'évêque de Beauvais. Elles aboutissent le 8 mai 1360 à la signature des préliminaires. La rançon est ramenée à 3 millions d'écus d'or, ce qui reste un montant
énorme.
Les Français promettent par ailleurs aux Anglais de leur céder en pleine
souveraineté, sans hommage féodal, une région côtière qui inclut Calais, le Ponthieu (la région de la Somme), le comté de Guînes et l'Aquitaine. Cette dernière, élargie de
l'Auvergne aux Pyrénées, comprend rien moins que le Poitou, la
Saintonge, le Limousin, le Quercy, le Rouergue, la Gascogne et
la Guyenne !
Édouard III se propose de la donner en apanage au Prince Noir, son fils et héritier.
En échange, l'Anglais convient de ne plus revendiquer le trône de France et
renonce à afficher les lys capétiens sur ses armoiries. Jean le Bon quitte quant à lui sa prison (mais pour quelques mois seulement : il se livrera à nouveau aux Anglais pour gommer le déshonneur
de la fuite de son jeune fils, qui était également emprisonné !).
Habile redressement
Ces conditions de paix sont ratifiées par un traité signé à Calais le 24 octobre
1360. Elles sont calamiteuses pour la monarchie des Valois. Elles ramènent le domaine capétien à ce qu'il était au début du règne de Philippe Auguste, 150 ans
auparavant.
À vrai dire, elles ne seront jamais appliquées grâce à l'habileté et à
l'énergie du Dauphin, le fils de Jean II le Bon, futur Charles V le Sage.
Sur une idée de Charles, le traité prévoit en effet que la souveraineté du roi
d'Angleterre sur ses nouvelles possessions ne sera effective qu'après la remise de celles-ci par les Français. La renonciation d'Édouard III à la couronne française interviendra au même
moment.
De cette façon, le Dauphin se donne la possibilité de retarder indéfiniment
l'application du texte !... Jusqu'à sa mort, en 1380, il n'aura de cesse de lutter contre les Anglais pour défaire le traité de Brétigny.
Il luttera également contre son beau-frère, le roi de Navarre Charles II le Mauvais, et contre ses frères qui ont bénéficié de vastes apanages de la part
de leur père et désirent s'émanciper de la couronne tout en abaissant celle-ci.
1429
Le 8 mai 1429, les Anglais lèvent le siège d'Orléans après que Jeanne d'Arc
fut montée à l'attaque de leurs lignes
Miracle de la foi
Orléans était la dernière ville du nord de la France qui restait fidèle au «petit roi de Bourges»,
le triste Charles VII.
Sa conquête par l'autre roi de France, le jeune Henri VI, risquait d'anéantir
les dernières chances de Charles VII et de la dynastie des Valois. Or, la ville subissait depuis sept mois déjà un blocus de la part des généraux anglais Suffolk et Talbot aux ordres d'Henri VI
et du régent, le duc de Bedford. Sa capitulation semblait n'être plus qu'une question de jours.
Jeanne d'Arc convainc Charles VII de lui confier une petite troupe. Jean
d'Aulon, un écuyer qui lui restera toujours fidèle, fait son éducation militaire. Quand elle se présente en avril 1429 devant les chefs de l'armée royale dans son armure de capitaine avec la
prétention de libérer Orléans, ceux-ci la tournent d'abord en dérision.
Mais son énergie et sa foi ont vite fait de lui rallier ces énergiques
capitaines : Étienne de Vignolle, seigneur de La Hire (qui deviendra le valet de coeur dans les jeux de cartes), Gilles de Rais (qui sera plus tard supplicié en raison de ses
crimes sur des enfants et inspirera le personnage de Barbe Bleue), le duc d'Alençon, Xaintrailles,... Les rudes soldats acceptent même de mettre
un bémol à leurs jurons et de renvoyer les ribaudes et prostituées qui s'attachent d'ordinaire à leurs pas.
Jeanne d'Arc et sa troupe arrivent à point nommé devant
Orléans. La Pucelle fait habilement entrer son armée dans la ville en évitant les Anglais et défile avec le bâtard d'Orléans, comte de Dunois, qui défend la cité depuis plusieurs
mois.
La ville a été ceinturée de bastilles par les Anglais. C'est contre ces
bastilles que Jeanne va diriger ses attaques. Après plusieurs sorties à la tête de ses troupes, elle oblige l'ennemi à s'enfermer dans ces bastilles. Les assiégeants deviennent, à leur tour,
assiégés ! Le reste n'est plus qu'une question d'heures. L'attaque de la dernière bastille, le fort des Tourelles, commence le samedi 7 mai, au petit matin, après la messe
habituelle.
La Pucelle paye de sa personne en montant elle-même à l'assaut des murs. Elle est blessée d'une flèche à l'épaule. Quand le soir tombe, les
assaillants français sont épuisés et le bâtard d'Orléans s'apprête à donner le signal de la retraite.
Jeanne, qui s'est retirée à l'écart pour se reposer et prier, voit cela. Elle
agite sa bannière, donnant le signal d'un ultime assaut. Le capitaine anglais Glasdale, qui commande la bastille, tombe des murailles et se noie dans le fleuve. La bastille est prise. Les
liaisons sont rétablies entre Orléans et le sud de la Loire.
Le lendemain, l'armée anglaise se met en ordre de bataille dans la plaine. Mais
Jeanne refuse le combat car ce jour est un dimanche. Le capitaine John Talbot, qui commande l'armée anglaise, comprend très vite qu'il n'a plus rien à gagner s'il reste là. Il lève le siège et se retire.
Succès sur toute la ligne.
1828
Henry Dunant est né à Genève
le 8 mai 1828. Le champ de bataille de Solférino lui donna l'idée de
créer la Croix-Rouge.
1842
Premier accident grave de chemin de fer. Le drame survient à Meudon, sur la ligne
Paris-Versailles et fait 55 morts. Il se produit dans un train qui ramène des Parisiens venus passer la journée à Versailles pour le spectacle des grandes eaux. Les dix-huit voitures en bois
déraillent et prennent feu. Les voyageurs succombent sans pouvoir sortir des compartiments, fermés à clé de l'extérieur selon l'usage de l'époque. Parmi les victimes figurent le navigateur
Dumont d'Urville, découvreur de la terre Adélie, ainsi que sa femme et son fils. Malgré
son caractère spectaculaire et inédit, le drame ne remet pas en cause la confiance de l'opinion publique dans le progrès technique.
1845
A Sétif et dans quelques autre villes d'Algérie, les troupes françaises
répriment violemment des manifestations spontanées de musulmans.
1870
L’empire libéral de Napoléon III sort renforcé d'un plébiscite qui lui donne
7.336.000 oui contre 1.560.000 non. A Paris, toutefois, à la différence du reste du pays, une majorité républicaine se prononce contre le régime. Mais la déclaration de guerre à
la Prusse, le 19 juillet 1870, et la défaite de Sedan allaient détruire les illusions de l'empereur et provoquer la chute de son
régime le 4 septembre de la même année.
1884
Naissance du futur président des Etats-Unis Harry Truman
1889
Sur décision du tsar Alexandre III, les obligations de son nouvel emprunt
seront exemptées d’impôts, il n’imagine pas qu’elles seront, plus tard exemptées de remboursements !...
1893
Naissance à Paris de Pierre Nathan
1902
Naissance du biologiste André Lwoff, membre de l’Institut, prix Nobel de
médecine en 1965.
Le même jour
1902
Eruption de la Montagne Pelée.
La ville de Saint-Pierre, à la Martinique, est ruinée en quelques heures. On évalue à plus de 28.000 le
nombre de victimes. Parmi les deux survivants, un condamné à mort protégé par les murs de sa cellule !
Comme toutes ses soeurs de l'archipel des petites Antilles, l'île est
d'origine volcanique. Mais l'activité éruptive semble terminée de longue date lorsque l'île est colonisée par les Européens.
La ville de Saint-Pierre se développe au pied d'un ancien volcan appelé
Montagne Pelée en raison de ses pentes dénudées et austères. Son charme tropical et sa rade lui valent le surnom de petit «Paris des Antilles».
Les premiers signes d'une résurgence de l'activité volcanique se manifestent
dès 1900 avec quelques fumerolles. En avril 1902, les habitants de la région se plaignent d'une odeur pestilentielle liée à des émanations de soufre. Les secousses sismiques se
multiplient.
Les 2 et 3 mai, dans un fracas épouvantable, la montagne vomit des nuages de
cendres accompagnés d'éclairs. Les scientifiques, consultés, se veulent rassurants: la ville de Saint-Pierre est protégée d'éventuelles coulées de laves par le relief. En témoignage de sincérité
(et à la demande de sa hiérarchie), le gouverneur Mouttet et sa femme s'installent dans la ville. Les habitants sont invités à aller voter le 11 mai à un second tour des élections législatives et
il serait dommage que la peur les fasse renoncer à leur devoir électoral!
Le 8 mai, à 8h02 du matin, dans une formidable explosion, une nuée ardente
s'échappe du volcan. Ce nuage de cendres, de pierres et de gaz enflammés recouvre en un clin d'oeil la ville et la rade. Tout prend feu. Quelques rares personnes, sur les navires, échappent à la
mort. Dans la ville, on ne retrouvera que deux miraculés: un cordonnier et... un prisonnier. Ce dernier, Louis Cyparis, avait été mis au cachot pour cause d'ivrognerie. Les murs de sa cellule lui
ont évité une mort horrible.
La Montagne Pelée a poursuivi ses éructations jusqu'en 1905 avant de se rendormir pour une durée indéterminée. Une aiguille de
350 mètres,
composée de lave solidifiée, l'a surmonté longtemps avant de se désagréger.
Les vulcanologues, pris en défaut, ont découvert à la faveur de ce drame un
type d'éruption inédit, caractérisé par une brusque explosion et une nuée ardente, auquel ils donnèrent le nom de «péléen» (de Montagne Pelée).
1905
Naissance de l’acteur Fernandel (Fernand Contandin) à Marseille.
1906
Naissance à Rome du cinéaste Roberto Rossellini
1914
Naissance à Wilno (Russie) de l’écrivain Romain Gary, prix Goncourt
1927
Nungesser et Coli sur le biplan « L’oiseau bleu », décollent pour la traversée de l’Atlantique. Ils se perdront en
mer.
1935
Naissance du rugbyman Paul Dedieu
1945
A 23h01, au lendemain de la capitulation allemande, les combats cessent
officiellement dans toute l'Europe
Défaite totale de l'Allemagne nazie
A partir de la bataille d' El-Alamein (23 octobre 1942), les
armées allemandes ont subi défaite sur défaite et reculé sur tous les fronts. Le 25 avril 1945, les troupes soviétiques et anglo-américaines font leur jonction au milieu de l'Allemagne, sur
l'Elbe, à Torgau.
Hitler, terré dans son bunker de Berlin, avec son dernier carré de fidèles, se suicide le 30 avril. Il revient à son successeur, l'amiral Dönitz (ou Doenitz), de demander la cessation
des combats aux puissances alliées, les Anglo-Saxons et les Soviétiques.
Karl Dönitz envoie le général Alfred Jodl, chef d'état-major
de la Wehrmacht, à Reims (France), au
quartier général des forces alliées du général Dwight Eisenhower. Celui-ci est installé dans le grand bâtiment de briques rouges de l'École professionnelle de Reims (c'est aujourd'hui un collège
qui porte le nom de lycée Roosevelt).
Signature de la capitulation à Reims (7 mai)
Le général Alfred Jodl (55 ans) signe dans la nuit du 7 au 8 mai, à 2h 41, la
capitulation sans condition de l'Allemagne. Quelques mois plus tard, il sera déféré au Tribunal de Nuremberg et condamné à mort pour avoir contresigné des ordres contraires au droit international
(exécution d'otages ou de prisonniers). Il sera pendu le 16 octobre 1946.
Côté vainqueurs, l'acte de capitulation est signé par le général Walter
Bodell-Smith, chef d'état-major du général Eisenhower, commandant suprême des Alliés, et le général soviétique Ivan Sousloparov. Le général français François Sevez, chef d'état-major du général
de Gaulle, est invité à le contresigner à la fin de la cérémonie en qualité de simple témoin.
La cessation des combats est fixée au lendemain 8 mai, à 23h 01 (mais
certaines troupes allemandes résisteront au-delà de cette date, notamment dans la place forte de Saint-Nazaire).
Ratification de la capitulation à Berlin (8 mai)
Pour Staline, l'allié soviétique, il ne suffit pas que la capitulation ait été
signée à Reims, dans la zone occupée par les Anglo-Saxons. Il faut aussi qu'elle soit ratifiée à Berlin, au coeur du IIIe Reich, et
accessoirement dans la zone d'occupation soviétique. Cette formalité est accomplie le lendemain 8 mai 1945, à 15 heures, au quartier général des forces soviétiques du maréchal Joukov, dans le
quartier de Karlshorst.
Après cela, les chefs d'État et de gouvernement alliés, dont le général de
Gaulle, peuvent annoncer simultanément sur les radios la cessation officielle des hostilités en Europe. Aux États-Unis, l'annonce de la victoire revient au président Harry Truman, son
prédécesseur Franklin Roosevelt étant mort d'épuisement et de maladie le mois précédent, le 14 avril 1945.
La capitulation n'est pas la paix
La guerre ne se termine cependant pas avec la capitulation de l'Allemagne nazie...
Le Japon de l'empereur Showa, allié de Hitler,
poursuit un combat désespéré contre les Américains dans l'océan Pacifique. Il faudra les deux explosions atomiques de Hiroshima et Nagasaki, les 6 et 9 août 1945, pour amener ce pays à résipiscence.
C'est seulement avec la capitulation du Japon le 2 septembre 1945, près de
quatre mois après celle de l'Allemagne, que prend donc véritablement fin la Seconde
Guerre mondiale.
Les Américains distinguent ainsi le V-E (Victory-Europe) Day, jour de la victoire en Europe et le V-J (Victory-Japan) Day, jour de la victoire sur le Japon.
Commentaire : la France et la
capitulation
La France, bien qu'officiellement retirée de la guerre depuis l'armistice du 22 juin 1940, a été présente lors de la
signature de l'acte de capitulation, aux côtés de l'Angleterre, des États-Unis et de l'URSS.
Charles de Gaulle avait convaincu Winston Churchill d'accorder ce privilège à
son pays. Pour le chef de la France libre, le conflit qui s'achevait avait commencé non pas en 1939 mais en 1914. Au terme de cette guerre de trente ans, il estimait
que son pays avait bien mérité de la Victoire.
Le gouvernement du général de Gaulle est donc représenté à Berlin par le chef
de la 1ère armée française, le général Jean de Lattre de Tassigny. Lorsque celui-ci exige qu'un drapeau français soit joint aux drapeaux anglais, américain et soviétique dans la salle de
capitulation, il s'attire cette réflexion d'un officier britannique: «Et pourquoi pas le drapeau
chinois?»
Le maréchal Keitel, commandant en chef de l'armée allemande, s'exclame pour sa
part en voyant le drapeau français : «Ah, il y a aussi
des Français ! Il ne manquait plus que cela !»
Négligeant de commémorer la capitulation du 7 mai, à Reims, à laquelle ils
n'ont eu aucune part, les Français ont choisi par la suite de commémorer exclusivement le 8 mai 1945. En 1975, le président Giscard d'Estaing a prétendu mettre un terme à cette commémoration par
souci de réconciliation avec les Allemands... mais au grand scandale des associations d'anciens combattants.
En 1981, le 8 mai est redevenu férié... et chômé qui plus est. L'attention portée à
cette célébration paraît d'autant plus incongrue que le 8 mai 1945 est aussi marqué par la répression sanglante de Sétif.
A noter que ni les Anglais, ni les Américains ne chôment le 8 mai quoi qu'ils
aient les meilleures raisons du monde de commémorer cet anniversaire. Quant aux Russes, c'est le 9 mai qu'ils célèbrent la capitulation de l'Allemagne nazie, la cessation des combats ayant été
enregistrée ce jour-là à Moscou en raison du décalage horaire... La France
est de la sorte le seul pays qui commémore le 8 mai 1945 par un jour férié et chômé!
1949
Proclamation
de la République Fédérale Allemande
(RFA)
A demain…
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